vendredi 22 février 2013

Purvis YOUNG (1943 - 2010)


Sans titre
Marqueurs sur papier
33 x 50 cm


"Celebration"
Acrylique sur papier
28 x 20 cm
1992 

***

Purvis Young est né à Miami. Pour peindre, il mélangeait la colle à la peinture. Les objets qu'il récupérait pouvaient lui servir de support. Dans une interview accordée en 1998 l'artiste énonce : "J'ai vécu toute ma vie à Miami et peint depuis toujours. C'est dur ici, dangereux, il y a la drogue, les meurtres... Mais c'est mon univers.

mercredi 20 février 2013

Laurence BONNET


"Chat rose"
Huile sur toile
27 x 35 cm
2010

***
 
Laurence Bonnet est née à Paris le 23 mars 1966. Avec une maman et deux grand-mères artistes peintres, elle passe son enfance à griffonner. A l'adolescence, elle ne pense plus qu'à dessiner. A la maison bien sûr, mais aussi à l'école, préférant au programme imposé des études, la spontanéité de la création artistique. Elle décide d'aller vivre à Los Angeles et mène une vie de bohême. Durant cette période de totale liberté, elle peint des tee-shirt qu'elle vend sur Venice-beach. Assagie et de retour en France, elle suit une formation à l'École du Louvre qui lui permettra d'explorer la peinture d'une façon plus personnelle et en autodidacte. Elle choisit de travailler l'huile au couteau. Car le plaisir d'étaler une couche de peinture sur une toile lui arrache un plaisir tactile et sensuel qu'elle transmet à travers le graphisme de ses sujets. C'est de ce même geste, de cet étalement qui répété confère à une renaissance, que surgira par l'intermédiaire de la couleur, toute la subtilité de l'oeuvre. Dans le bestiaire de l'artiste, les animaux se fréquentent sans être sur le qui-vive, ils s'aiment dans la couleur et sous le trait. Souvent d'un tableau à l'autre, le regard est présent, fraternel et interrogatif. Depuis peu, Laurence Bonnet par le travail à l'aquarelle, appréhende son monde intérieur d'une façon différente. Elle découvre d'autres sensations, comme le plaisir du trait et celui de manier l'eau à son gré. Jamais inféodée, Laurence Bonnet, même face aux éléments...

dimanche 17 février 2013

LOREN


"La tête dans les étoiles"
Acrylique sur carton
20 x 20 cm

***

Loren est né en 1958. Il vit et travaille à Lyon dans son atelier galerie "La Rage". Autodidacte, il peint et sculpte depuis les années 80. Il a fondé avec Crespin et Chenu le trio Triboulon- Bardamus.

Loren évoque son travail :
 " Faire en sorte que ce monde en le quittant soit meilleur. Mes travaux sont issus d’un beau désespoir comme autant de contes cruels, dans le but bien sûr, de m’aider à vivre. Mais aussi d'obliger autrui à se poser des questions tout en gardant cependant assez de force pour pratiquer l’humour." 

Charles Simond nous parle de Loren :
"La rage de hurler ce monde déshumanisé dans lequel le ventre et le sexe ont bouffé le cœur et l’esprit de l’individu consommateur. La rage ordinaire des contes violents hantés de monstres animhumains, émanations des fantasmes putrides qui fermentent en chacun de nous. La rage de dents pour mordre la bêtise, la méchanceté et l’intolérance et nous en vacciner par l’art dénonciateur.  

La rage de l’humour corrosif…

La rage du mouvement créateur qui jette sur le support les couleurs violentes d’un expressionnisme poétique et baroque. La rage des matériaux et des objets conquis, soumis, détournés, mélangés, malaxés, recréés, mis en verres, mis en bière, mis en verre de bière, mis en vie, en sculptures hallucinantes et dérangeantes. Et parfois le chant de lumière d’un verre pur, lumineux comme un matin de cristal.

Mais ne vous y trompez pas, cette rage-là, c’est pas de la rage, c’est de l’Amour."

David F. J. WOODS


"Schizophrenic Tree"
Marqueurs et crayons de couleurs sur papier
28 x 22 cm  
Daté : "lundi 26 janvier 2009" 

 
"Big bad Wolf"
Marqueurs et crayons de couleurs sur papier
28 x 36 cm
Daté : "samedi 14 février 2009"

***

David F.J. Woods est né à Halifax en Nouvelle Ecosse, au Canada. À l'âge de cinq ans, il emménage avec sa famille à Halibut Bay et entre à la William King Elementary School puis la Herring Cove Junior High. En juin 2003, il est hospitalisé suite à des hallucinations de nature religieuse. Une schizophrénie est diagnostiquée chez ce jeune homme de 16 ans. Actuellement, David vit en périphérie d'Halifax. Son style d'art est toujours le même mais il a évolué. Résorbée la période psychotique, son art se tourne vers quelque chose de plus complexe et de répétitif, avec des images issues de son imagination.

NABARUS


"A quatre pattes"
Encre vernie sur papier
28 x 21 cm
2006

***


"L’inspiration de Nabarus vient de ce qu’elle est. Baignée dans l’art qu’il soit contemporain ou plus ancien, sa démarche s’inscrit dans une recherche personnelle qui a une résonance en chacun de nous. Sa peinture est riche et reflète son talent. Parfois esquissée, légère comme un souffle, empâtée à d’autres endroits de la toile, colorée fermement ou presque aquarellée, elle peut être grattée ou presque écrite, discrète ou forte, c’est une peinture en force et en sensibilité. Ses tableaux sont toujours construits, qu’il s’agisse de quelques personnages ou de constructions urbaines comme des troglodytes, Nabarus vous emmène dans ses songes les plus secrets."

F. Pinson-Meilhac

samedi 16 février 2013

Patrick CHALOT


"Autoportrait "
Huile, aquarelle, stylo et collages sur papier
42 x 29,7 cm
2008

***

Patrick Chalot est né à Orléans en 1974. "Après des études chaotiques (un an de beaux Arts, deux ans de travaux publics etc.…), je commence à peindre en 1997 chez mes parents, pendant une période difficile de ma vie. Tout y passe, plâtre, ciment, peinture, soudure etc.… Je construis, détruis, transforme et découvre le pouvoir troublant de la création. Signes, visages, formes primitives liées à mes tripes, je suis touché pour toujours. Je suis ému en découvrant des artistes comme Constant, Bazeliits, Basquiat, Chaissac, Karel Appel… et l’art brut en général. Je peins pour tenir debout, me nourrir spirituellement, pour retrouver mes origines humaines « Magiques » qui se perdent dans une société basée sur la consommation et le pouvoir. Pulsion pathologique ou Mystique, peu m’importe, ce qui compte c’est de faire, d’aimer, d’être en vie. "
 

Carter WELLBORN



Sans titre
Marqueurs et encre sur bois
30 x 30 cm


 Sans titre
Marqueurs et encre sur carton
36 x 33 cm

 
 Sans titre
Marqueurs et encre sur carton
35 x 28 cm


 


Jean-Michel CHESNÉ


Sans titre
Acrylique et pastels secs sur papier
13 x 18 cm
2007

***

"Né à Paris en 1959,  Jean-Michel Chesné vit et travaille à Malakoff. Il dessine et peint depuis bientôt 30 ans ; c'est en effet au début des années 80 qu’il se passionne pour l’art mais sa visite au Palais Idéal du Facteur Cheval à Hauterives en 1992 sera un véritable choc qui orientera définitivement son goût vers l’Art Brut et aura une incidence radicale sur son travail à tel point qu’en 1997, il entame la construction d’une grotte-chapelle recouverte de mosaïques au fond de son jardin qui fait régulièrement l’objet d’articles dans la presse.

 C’est un autodidacte à la recherche de techniques nouvelles et de matières au service de créations de tous ordres. Il fonctionne par séries afin d’exploiter au maximum ses nouvelles idées et passer ensuite à autre chose. C’est ainsi que l’on peut voir dans l’ensemble de son œuvre des dessins anthropomorphes à l’encre ou à la craie, des fantaisies colorées aux crayons de couleur, mais aussi des têtes en céramique ou des sculptures en plastique fondu. Un grand écart entre les thèmes et les techniques qu’il assume pleinement tout en conservant un style très personnel. Son principal moteur étant l’imaginaire, cet artiste ne peut se cantonner au cadre restreint de la toile ou de la feuille de papier."
François Chauvet

Sarah Mary TAYLOR


"People and cows"
Marqueurs, crayons de couleurs et encre sur carton
60 x 48 cm 


"Orange horse"
Marqueurs sur carton
56 x 33 cm


Sans titre
Marqueurs et crayons de couleurs sur carton
23 x 18 cm

 
Sans titre
Marqueurs et crayons de couleurs sur carton
23 x 18 cm

Nicole PESSIN


"Tour de piste"
Aquarelle sur papier
24 x 18 cm
2006

***

C’est un monde enchanteur, dans lequel Nicole Pessin nous entraîne. Les tours de ses châteaux, hautes et fuselées, projettent dans des cieux mordorés leurs élans chevaleresques. Il arrive aussi que des portes s’entrouvrent sur des arbres sans feuilles, décrivant l’hiver permanent. Ses villages, stratifiés ou contenus à l’intérieur du trait, émettent des lumières aux fenêtres, nous invitant. Dans le crépuscule des campagnes, des anges et des femmes aux couleurs chaudes et vétustes, surgissent du passé : d’un temps si ancien qu’il n’est accostable que dans les rêves. Présents dans l’univers merveilleux de l’artiste : les animaux. On devinera qu’elle les aime... Dans une contemporalité parfois préoccupante, les temps anciens offrent ainsi un refuge. Suspendu au charme des chromos, le regard vacillera de tant d’ingénuité. Tout, dans ces compositions, induit un apaisement de l’âme et ôte au visiteur la volonté de combattre en ce monde. Le propulsant dans une dimension cosmique que l’artiste symbolise par des ronds noirs, kyrielle planétaire dont la réorganisation spatiale lui appartient. Ces planètes à l’encre de Chine, c’est en fait pour offrir à l’œuvre une saveur de futur antérieur. Et quand les formes des damiers oscillent, quand en lisière de la folie le cerveau déploie des facultés étranges qui évoquent l’échiquier improvisé décrit par Stefan Zweig, nous jetons l’ancre en Pessinie. Chez Nicole Pessin, les rayons de l’esprit produisent en effet une grande force régénératrice. Pris au piège délicieux de l’envoûtement vespéral, on a envie de rejoindre Merlin…

Dominique Peloux-Raynal




Cher SAFFER


"Spirit Pony"
Aquarelle, crayons de couleurs et encre
sur feuille de registre
20 x 25 cm

mardi 12 février 2013

Jean-Jacques ROYO


"Miss Singulier en Afrique"
Acrylique sur toile
55 x 46 cm
2006


"Moi osi zaime lé fleur"
Acrylique et encre sur papier fort
32 x 24 cm
2007



"Singulière rencontre"
Acrylique sur papier fort
24 x 32 cm
2007


 "Tan fé pa té plu tou seul mintenan"
Acrylique sur papier fort
24 x 32 cm
2007

***
Biographie 
"Je suis né le 10 Novembre 1955 à Pau dans les Pyrénées Atlantiques. Mon aventure picturale a commencé lors d'un voyage."

1978 Bombay
"Seconde année que j'habite en Inde. Plus un rond dans les poches. Pas question pour moi de faire la manche en tendant la main. Que pouvais-je proposer en échange de quelques pièces ? La seule chose que je savais faire étant de dessiner, je me suis procuré une boite de craies blanches. J'ai dessiné sur les trottoirs de Bombay, mes personnages déjantés. Les indiens ont aimé et j'ai pu vivre de mes créations."

De 1978 à 1987 
"Vie d'aventurier avec des voyages dans une vingtaine de pays."
 
1987 

"Je m'installe en Drôme provençale. Premières créations sur toiles. Les grands formats sur toile seront réalisés dans les années 90. C'est un période riche en créations."
 

1996
"Je m'installe en Ardèche Méridionale. Là, je me plonge pendant deux ans dans les créations numériques. Mais je sens que ce n'est pas mon domaine. Alors reprise des pinceau."

2005

"Je vends sur le net ce qui me fait sortir de l'ombre."
 
2006

"A partir de cette année là, participation à des Festivals et expositions collectives d'Art Outsider."
 
2012

"Je m'installe à Sète, capitale de la figuration libre."

Raphaël MALLON


"L'oiseau dans l'oeil"
Aquarelle et encre de Chine sur papier
15 x 10 cm

***

"Les oeuvres de Raphaël Mallon sont narratives comme celles rencontrées dans la bande dessinée contemporaine, mais avec une inventivité particulière et une obsession de la gémellité, à moins que ce ne soit celle du dédoublement intérieur. Dans son dessin riche et fouillé, apparaissent des individus à double tête, dont chacune garde une expression différente et qui dans certains cas on en commun une même bouche.  Cela serait-il le signe d'une certaine schizophrénie? Pas du Tout!


En effet si chaque individu présente des aspects multiples de sa personnalité, c'est qu'il existe toujours cette dualité entre l'individu qui regarde agir et celui qui agit. Mais elle s'efface apparemment en s'interpénétrant de façon harmonieuse la plus part du temps, et ce, durant une grande partie de l'existence. Par contre, à tout moment, la dissociation, le clivage entre ces deux nature du moi, peut se faire jour. Je pense qu'à travers cette accumulation de personnages, il y a une recherche prégnante sur l'identité supposée réelle de l'homme, comme du reste de celle de l'artiste. 


De la même manière, beaucoup de ses individus se courent les uns après les autres, comme s'ils voulaient se régler leur compte, à la recherche d'un confrontation finale espérant ainsi résoudre  leurs problèmes d'identité. Je crois qu'à travers cette oeuvre, on aura jamais vu autant qu'à notre époque parmi la jeune génération, une telle obsession de la recherche identitaire de l'homme dans le monde et de sa place dans le cosmos. Sans doute que les idéologies, les religions, ne remplissent plus leur rôle de garde-fou sécurisant, devant une constante et perpétuelle angoisse existentielle. Peut-être retrouve-t-on dans ces travaux , ce même état d'esprit qui semble avoir parcouru la pensée créatrice au Moyen-âge ou l'art évoluait entre l'angélique et le démoniaque. En effet, quelques uns de ces personnages pourraient se glisser, sans attirer l'attention, dans certains enfer ornant les chapelles  du XIIe et XIIIe siècle.


A 29 ans, Raphaël Mallon se présente comme un grand jeune homme sympathique que l'on vient juste de sortir de son rêve, appliqué qu'il est à toujours et toujours dessiner comme s'il fallait qu'en une journée il termine l'oeuvre de toute une vie. Dès que l'on amorce le dialogue avec lui, on le sent avide de communiquer et d'entendre toutes les réflexions que l'on peux porter sur son travail. Le moteur de son travail reste fonction avant tout de ses réactions par rapport à ce qui se passe dans la société qui l'entoure. En particulier toutes les agressions que subit notre environnement interpellent sans cesse sa sensibilité. Comme pour toute sa génération, on note une prise de conscience marquée face à tous les problèmes écologiques et la nécessité d'y faire face et de les résoudre de façon non violente. Aussi, ses dessins ne sont jamais le résultat de longues cogitations, mais simplement la traduction de réaction quasi épidermiques devant telle ou telle situation. 


La singularité aurait-elle ses circuits? Sans doute, parce que Raphaël Mallon fait référence à Gregona. Ils ont eu plusieurs entretiens et ce dernier lui a dit : "Attention ne te prends jamais pour un artiste et continue sans cesse de travailler !" Je crois que voilà deux préceptes que ce créateur semble suivre à la lettre. En effet, il parle de sa passion de l'art avec la modestie enflammée d'un artisan et non comme un être d'exception choisi par les Muses. Et ensuite, durant ce festival, je l'ai vu dessiner sans cesse avec cette application que l'on connaît aux musiciens qui inlassablement étudient une partition. J'imagine que bientôt, quand l'occasion se présentera, que son dynamisme et tout le devenir contenu dans ses oeuvres l'amèneront sur la voie des grandes compositions, que l'on peut pressentir dans quelques unes de ses oeuvres."


J.C Caire dans "Les cahiers" de François Ozanda

dimanche 10 février 2013

Taro OTANI




 Sans titre
Dessin à l'encre de Chine sur carton
21 x 29,6 cm
Signée et datée au dos 24.03.2004

"Composition florale"
Dessin à l'encre de Chine sur papier
21 x 28 cm
Signée et datée au dos 22.04.2004

***

Taro Otani est né en 1979 à Yokohama au Japon.




samedi 9 février 2013

Nathalie PORTEJOIE


"Anouchka"
Acrylique sur papier épais
40 x 30 cm

***

Nathalie Portejoie a toujours été passionnée par les arts. En 1998, elle rencontre une artiste peintre qui lui donnera le déclic. A partir de ce jour, elle ne cessera plus de peindre. Sa soif de création l'amène à peindre jusqu'à un tableau par jour. Cette imagination débordante et cette fougue seront récompensées par un large succès auprès des galeries.

Anne-Marie POITOUT (1949 - 2008)

Sans titre
Dessin sur papier
29,7 x 21 cm
Février 2005

***

Anne-Marie Poitout est née le 21 février 1949 à Auxerre, dans l'Yonne. La mère fait des ménages, le père est manoeuvre, c'est un homme primaire, brutal et analphabète. Anne-Marie  apprend seule à lire dans le journal "L'Yonne républicaine" et sait lire dès l'âge de quatre ans. Elle écrit des poèmes et dessine à six ans. C'est à cette époque que sa mère jette son cahier de poèmes dans un poêleAnne-Marie veut récupérer son cahier. Elle portera sa vie durant aux avant-bras, les séquelles de brûlures au troisième degré. Elle vit dans un grenier jusqu'à l'âge de 10 ans, tout en allant périodiquement à l'école. Elle échouera au BEPC (20/20 en dissertation, 18/20 en Français, 0 dans les autres matières). Maltraitée par ses parents jusqu'à l'âge de 18 ans, elle réussit à échapper à cet enfer en épousant le premier venu : un aide-comptable qui lui fait trois enfants, deux garçons et une fille. Elle trouve un emploi de dactylo. Après quelques années de mariage, son mari se met également à la frapper. Elle obtient la séparation et ne revoit pratiquement plus ses enfants. Elle retrouve un semblant d'équilibre grâce à une psychothérapie en 1980. En 1984 elle rencontre Jean-Paul Delcourt, responsable des "Éditions d'art de Lutèce" qui lui propose d'éditer ses dessins. Malheureusement un incendie détruira la totalité du travail d'Anne-Marie Poitout, ce qui met fin à ce projet. Elle effectue plusieurs séjours en hôpital psychiatrique. Anne-Marie Poitout aimait dessiner et écrire des contes pour enfants. Elle a longtemps eu tendance à détruire son travail. Très solitaire, elle ne parlait à personne et vivait avec ses chats. 

jeudi 7 février 2013

Damian MICHAELS


"I am Wise, Wealthy, Healthy and Strong"
Encre sur papier
14,8 x 21 cm
2006
 
***
 
Damian Michaels est né en 1969 à Petersburg. Il connaît une enfance nomade rythmée par les déménagements dans les différentes régions des Etats-Unis, causés par la profession de son père, concepteur de logiciels pour avions militaires. Dans les années 1970, sa famille s'installe dans la baie de San Francisco. En 1977, il est marqué par la mort de sa cousine et par une expérience troublante au cours de laquelle il lui semble être transporté hors de son corps et où un flash lui révèle ce que sera sa vie future. À l'âge de dix-huit ans, il exerce différents métiers (agent de sécurité, magasinier, employé de bureau) pour s'assumer financièrement. C'est à cette époque qu'il commence à dessiner de manière obsessionnelle et automatique. Il émigre en Australie en 1994 où il se marie. Il expose ses œuvres pour la première fois en 1993, grâce aux encouragements de son ami, artiste lui aussi, Robert Schick. L'univers qu'il dessine, principalement la nuit, est visionnaire, symbolique et religieux. Cette ferveur mystique est servie par différentes techniques : encre de Chine, peinture, crayon, stylo, avec une étonnante précision du trait et beaucoup d'attention portée aux détails. Damian Michaels réside à Melbourne, en Australie, où il partage son temps entre sa vie professionnelle, ses activités d'agent artistique, de créateur, d'animateur et éditeur d'un magazine consacré à l'art visionnaire : "Art Visionnary Magazine".

Philippe MARTINERY


"Princesse africaine"
Acrylique sur toile
90 x 70 cm

***
 
Diplomé d‘arts plastiques, Philippe Martinery fut le disciple de Guillaume Corneille. 

"J'ai eu l‘occasion, nous dit-il, d‘exposer avec lui dans des expositions itinérantes et dans des salons. C'est lui qui m'a fait découvrir qu‘il fallait apprendre la technique pour pouvoir l‘oublier ! Depuis, je me suis émancipé et apprends jour après jour à être ce que je suis."



John McLAUGHLIN


"Frence"
Dessin sur papier Canson crème 90 gr
23 x 30 cm
2007


"Fracture landscape"
Dessin sur papier Canson crème 90 gr
23 x 30 cm
2007


"Birch grove"
Crayon et graphite sur papier Canson crème
23 x 30 cm
2008

mercredi 6 février 2013

Jean-Luc JUHEL





"J'ai reçu des pubs dans ma boîte e-mail"
Acrylique et posca sur carton de couleur
31 x 30 cm
2006


"J'ai les yeux qui me piquent"
 Acrylique et posca sur carton de couleur
33 x 21 cm
2006


"Faut acheter un beau sac à Clémence"
Acrylique sur carton
29,5 x 41 cm
1997


"Françoise, tu nous fais un plan !"
Gouache, crayons de couleur et encre de Chine sur papier
25,4 x 33 cm
1986

***

Jean-Luc Juhel artiste peintre français, vit et travaille à Paris. Il est diplômé de l’Ecole de la Grande Chaumière et de l’Ecole Supérieure des Arts Modernes à Paris. Il débute comme graphiste dans la publicité et crée ses premières œuvres influencé par le Pop’Art, le Rock Underground et la B.D. Il participe à de nombreux salons de jeunes créateurs et travaille en parallèle comme illustrateur de presse dans différents journaux. Sa rencontre avec Michel Gillet défenseur du mouvement "Figuration libre", marque un tournant décisif quand il lui propose de faire partie de son équipe d’artistes : Di Rosa, Franckie Boy, Placid et Muzo, Mosner, La Gautrière etc. Il fait également la connaissance de dessinateurs de presse dont Soulas à Libération et Trez à France-Soir. Ses totems servent de décor lors d’une émission sur France 3. Il fonde avec son épouse une revue artistique "Collages" qui aborde le thème de l'Art bien sûr, mais aussi ceux de la musique, de la danse et de la poésie.

Site web : jeanlucjuhel.com

Jean-Pascal FOURNIER


"I know you wanna save the world"
Acrylique, mine de crayon et pastel à l'huile sur carton
35 x 27 cm
2008


" I picture you in the sun"
Acrylique, mine de crayon et pastel à l'huile sur carton 
35 x 27 cm
2008


"Homme 9"
Acrylique, aquarelle, pastel à l'huile et crayon plomb sur papier
35 x 27 cm
2009

***

"Ma peinture revendique l’erreur, la trace, la mémoire et l’imperfection. Je peins de l’extérieur vers l’intérieur. Je commence en mettant sur la toile des couleurs arbitrairement et soudain un sujet s’impose. Je suis sa trace, je l’isole et puis j’en cache la moitié pour me surprendre et pour voir où ce nouveau chemin va me conduire et puis l’histoire se construit, petit-à-petit, des personnages naissent et parfois meurent en chemin, un ciel se transforme en oiseau, une main en oeil et tout à coup surgit une certaine idée de la liberté."

Jean-Pascal Fournier 


Jean-Bernard FENOUILLAS


"Ne pas jeter l'encre"
 Encre sur papier Montval 300 gr
14,5 x 14,5 cm

Olivier LOUBET


"Tee pee Family"
Acrylique sur tole
40 x 40 cm
2007

***

L’appréciation d’une peinture réside dans la sensation qu’elle procure. Ce n’est pas tant ce que l’on voit, mais ce que l’on ressent qui importe. Ce qui frappe en premier chez Loubet, c’est la dimension rituelle des oeuvres. La tribu est en lui et l’imprègne depuis son enfance. On ne passe pas cinq années en communauté dans un village Tee Pee, sans en être marqué pour la vie. L’inspiration tribale, on la décèle dans la géométrie pathétique des visages et celle brute des corps, dans la filarité des membres indiquant la surprise ou le renoncement. Par cette simplicité des formes, l’artiste réduit l’événement à l’essentiel. Il ne peint pas la réalité telle qu’elle est mais comme il la devine, le monde environnant se réduisant à son expression la plus pure. Certes, la limite est ténue entre un extérieur objectivement visible et celui de l’imagination. Des racines au message, c’est tout un univers absent. Comme Kippenberger auquel il empreinte son nomadisme, Loubet envisage l’art comme un commentaire social dont il clame les vérités profondes. Et puis Loubet, il n’aime pas ce que l’homme a fait aux bisons, il n’aime pas non plus ce que l’homme a fait aux indiens. Loubet, il danse avec les loups dans le Parc de Yellowstone !


C’est au cœur même de l’acte créateur et au travers du geste, que Loubet déjoue les pièges esthétiques et construit sa révolte. Dans cette liberté spatiale, il synthétise les moyens d’expression. Le traitement du trait dès qu’émergent les formes, l’aspect spirituel des messages transmis, donnent aux œuvres de cet artiste une spontanéité primordiale. Ah ! Cette manière pulsionnelle de peindre !
Mais Loubet, ce n’est pas seulement le trait ; ce ne sont pas seulement les mots ; Loubet c’est aussi les couleurs. Mises au service de la démarche narrative, elles portent en elles des thèmes universels ; ces couleurs qui par leur pouvoir expressif soudent les compositions, apportent à l’architecture du tableau de vivifiantes modulations.
Il n’y a pas d’appropriation chez Loubet. Il y a Loubet, avec sa capacité à séduire et sa volonté d’exprimer de façon atypique, avec sensibilité et parfois dérision, ce qui l’interpelle ici-bas et ailleurs. C’est une manifestation de notre monde matériel qu’il nous offre, avec des références symboliques. Comme tout véritable artiste, Loubet éprouve le besoin de passer rapidement d’un registre à un autre. Ce mélange stylistique répond en fait à un besoin vital de communiquer. Loubet séduit par sa sincérité plastique et la densité émotionnelle qui se dégage de ses œuvres. Il pratique un art personnel et sans affectation. Loubet a le don de transformer tout ce qu’il touche en art. Loubet, c’est un esprit neuf qui s’exprime.

Dominique Peloux-Raynal