dimanche 6 décembre 2015

Gilles ANDRÉ


Sans titre
Crayon, encre et gouache sur papier
24 x 16 cm
2015
Sans titre
Crayon, encre et gouache sur papier
24 x 16 cm
2015
Sans titre
Crayon, encre et gouache sur papier
24 x 16 cm
2015
Sans titre
Crayon, encre et gouache sur papier
24 x 16 cm
2015


Sans titre
Collage, crayon, encre, gouache et grattage sur papier maltraité
21 x 15 cm
2010


Sans titre
Collage, crayon, encre, gouache et grattage sur papier maltraité
20,4 x 14,5 cm
2010

Sans titre
Collage, crayon, encre, gouache et grattage sur papier maltraité
21 x 15 cm
2010

***

 Gilles ANDRÉ

 


jeudi 29 octobre 2015

INGA



 

 "MoM"
Acrylique, encre, crayon et collage
sur papier 290 gr grain toilé
19 x 25 cm
2015




"Face à face"
Acrylique, encre, crayon et collage
sur papier 290 gr grain toilé
25 x 19 cm
2013


"Celui-là lui tient à cœur"
Acrylique, encre et collages sur papier 300 gr
22 x 15 cm
2006

***

INGA est née en 1966 en Finlande. Elle vit et travaille dans le sud de la France depuis 1994. Elle est autodidacte et consacre ses moments libres à la peinture.

mardi 1 septembre 2015

KABIAN

 

"Jeux de guerre"
Encre de Chine et feutre sur papier fort
40 x 40 cm
2013


"Perturbation magnétique"
Feutre sur papier fort
40 x 40 cm
2013


Sans titre
Acrylique, encre de Chine et feutre sur carton 
26 x 21 cm
2013


"Personnages variations"
Encre de Chine, feutre et aquarelle sur papier 250 gr
22 x 16 cm
2013


Sans titre
Feutre sur papier 250 gr
22 x 16 cm
2013 

***

Un peu de moi...


Je ne ressens pas le besoin de parler de moi, mes dessins le font à ma place. Mais si je ne m'évoque pas un peu, je redoute que certaines informations n'apparaissent en décalage avec mon intime réalité. Exprimer relève de l'essentiel. Je vais donc tenter de parler de cette peinture qui coule dans mes veines. Pour moi bien sûr, mais également et je dirais surtout,... pour ceux qui suivent mon travail depuis l'époque où je n'étais encore qu'une ombre et ceux qui me découvrent. J'en profite pour les remercier.
Mes dessins ont pris une proportion suffisante, comme un signal qui me chatouillerait les idées. Alors il est peut-être temps que je fasse cet effort-là d'écrire. Ma relation à l'écriture est ambiguë : j'aime écrire - surtout des mots d'amour -, mais c'est souvent au détriment de ma peinture. L'écriture vole mon inspiration à l'étalage du temps. Pour cette raison, je peins et dessine beaucoup, mais écris peu. Dans un élan tout naturel, je consacre à ma préférence le temps imparti de chacune de mes journées.
Il y a ceux qui aiment mon travail, dans le respect et la douceur. Aussi sensibles que je peux l'être, ils vibrent au premier regard et cela les contente car ils ont deviné l'intime. Pour ceux qui interprètent d'une façon personnelle mon identité artistique, je ressens aujourd'hui le besoin de semer de jolis cailloux colorés, pour jeter entre eux et moi un petit pont de mots. Je dois leur faire comprendre le soleil qui m'anime, d'où me vient mon inspiration, ce qui fait mon identité.
Chaque artiste est un alchimiste. Qu'il en ait conscience ou non, qu'il le veuille ou qu'il s'en écarte, il reçoit l'héritage de ses pairs. Son oeuvre devient dès lors un mélange d'influences, de vécu et de rage. Pour ma part et avec le recul, j'apparenterai mon travail à celui d'Asger Jorn, l'un des artistes expérimentaux du Mouvement CoBrA. Toute modestie mise à part bien sûr...
Je suis né dans une famille d'artistes, peintres depuis trois générations. Autodidacte, je peins pour exister. Pour me sentir aimé. Et si dans ma passion je cherche un peu de reconnaissance, celle-ci est rarement synonyme de succès mais plutôt de scintillement : celui que je perçois dans le regard de ceux qui apprécient ce que j'ai peint. De nature généreuse, j'offre dans mes peintures la totalité de mon être. Enhardi par goût de l'aventure, j'explore les sentes de la création, plus rarement ses boulevards. Mes thèmes récurrents abordent des personnages variation. J'aime aussi travailler sur le regard, l'ouïe et l'odorat. Sur le non perceptible et le peu quantifiable. Aborder des thèmes comme l'imperfection humaine et la métaphysique, sont des exercices qui m'enchantent. Peindre est devenu pour moi aussi nécessaire que de respirer.
Depuis deux ans, je peins et respire dans le Luberon. 

KaBiaN



vendredi 31 juillet 2015

JABER



"Ségolène Royal Candidate"
Gouache sur carton
32 x 25 cm
2007

***

Artiste autodidacte découvert par Jean Dubuffet, Jaber El Majoub est né en 1938 dans une famille de bergers de M'Saken dans la banlieue de Sousse en Tunisie. En 1958, il prend la direction de Marseille et y travaille comme boulanger avant de monter à Paris deux ans plus tard. L'après-midi, il vend ses gouaches place St Michel. Ses talents de chanteur-auteur-compositeur lui ont ouvert les portes du Petit Conservatoire de Mireille. Il enregistra deux 45 tours chez Pathé-Marconi. Quelques années plus tard, il fut découvert par une riche américaine qui lui fit traverser l'Atlantique. Ils se marièrent et elle lui offrit une galerie bien placée à San Francisco. Au bout de quelques mois, la galerie était devenue le lieu de rendez-vous de tous les adeptes de la scène flower-power. En 1971, Jaber obtint le premier prix de peinture parmi 800 candidats au Plainfield Art Festival. Il devint célèbre, mais son mariage fut un échec.

Retour à Paris. Il expose en 1977 à l'American Center of Artists ce qui relance sa carrière. Ses amis et collectionneurs organisent pour lui de nombreuses expositions. Mais à la fin des années 1990, les galeries qui le soutenaient doivent fermer. La crise n'épargne ni les artistes, ni les marchands. Alors il vend ses gouaches dans le quartier Beaubourg, nouveau haut lieu de l'art contemporain.